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Le métier d'infirmier militaire
Statut, formation et carrière de l'infirmier militaire







1. Préambule

L e Service de Santé des Armées (SSA) a pour mission prioritaire d’assurer en toutes circonstances le soutien sanitaire du personnel militaire et civil du ministère de la Défense, en métropole, outre-mer et en opérations extérieures.

Son parc hospitalier, composé de neuf Hôpitaux d’Instruction des Armées (HIA), participe au service public hospitalier et accueille toutes les catégories de patients, militaires et civils, relevant ou non du ministère de la Défense.

Il participe également à des actions civilo-militaires décidées par le gouvernement, pour porter secours à des populations sinistrées lors de conflits ou de catastrophes naturelles.

Les infirmier(e)s militaires exercent essentiellement au sein des HIA ou des Centres Médicaux des Armées (Terre, Air et Marine), de la gendarmerie nationale et de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris (BSPP). Les milieux d’exercice sont variés : troupes alpines, parachutistes, commandos, sous-marin, bâtiment à la mer, base aérienne…

En hôpital comme en Centres Médicaux des Armées (CMA), l’infirmier(e) exerce au sein d’une équipe pluridisciplinaire (médicale et paramédicale).

Il dispense des soins infirmiers sur prescription ou conseil médical, ou en application du rôle propre qui lui est dévolu. Il participe à différentes actions, notamment en matière de prévention, d’éducation à la santé et de formation ou d’encadrement. Dans l’ensemble, de ces activités, l’infirmier(e) est soumis au respect des règles professionnelles et notamment du secret professionnel.

Quel que soit son lieu d’exercice, il peut être amené à participer au fonctionnement de structures médicales ou chirurgicales déployées dans le cadre. De missions opérationnelles à l’étranger.

2. Le métier d'infirmier militaire <<début>>

L’adoption d’une  définition du concept d’infirmier militaire acceptable par tous les membres de l’équipe projet est naturellement le fruit d’un compromis.
Le concept même ne peut se réduire à l’addition de ses deux termes, chargés l’un comme l’autre d’une histoire et de valeurs propres. La fonction de soignant ne peut l’emporter sur l’état militaire qui résulte d’une adhésion pleine et entière aux valeurs de l’Institution. Pour autant cette adhésion ne peut trouver son aboutissement que dans l’exercice des activités de soignant.
Le concept d’infirmier militaire constitue bien une réalité objective qu’illustrent au quotidien, en métropole comme sur les théâtres d‘opération, ceux et celles qui participent avec professionnalisme et abnégation aux missions des armées.  

2.a Le concept d’infirmier militaire <<début>>

E tre « infirmier militaire » c’est faire le choix d’inscrire son exercice professionnel et son parcours de carrière dans le cadre du Service de Santé des Armées, de ses valeurs, de ses missions militaires et de ses actions de santé publique. L’infirmier militaire est un personnel volontaire, qualifié au sens médico-légal, et qui aspire à effectuer une carrière plus ou moins longue, associant parcours professionnel et évolution statutaire, dans le Service de Santé des Armées.
Il en connaît les fondements légaux, réglementaires et statutaires et en accepte les contraintes en terme de mobilité professionnelle comme géographique, et de compétences techniques et militaires.
Tout personnel aspirant au métier d’infirmier militaire situe donc son projet personnel dans un cadre institutionnel et normatif qu’il doit connaître et accepter. Il accepte de s’investir dans l’acquisition des compétences paramédicales et militaires requises par l’emploi, ou les emplois, qu’il occupera dans le cours de sa carrière.

2.b Du concept à l’emploi <<début>>

Etre infirmier militaire c’est d’abord exercer un métier régi par un corpus législatif et réglementaire inscrit au code de la santé publique et encadré par les dispositions du code de la défense propres à l’état militaire. Cette soumission légale impose la détention d’un titre ou diplôme professionnel reconnu pour l’exercice du métier et la stricte observation des normes  relatives à la réalisation des actes techniques, la dispensation des soins et la conduite des actions de santé publique.

C’est ensuite exercer ce métier dans le milieu militaire et au profit de la communauté de défense. Les particularités de ce mode d’exercice impliquent l’acquisition  de connaissances et des compétences multiples, parmi lesquelles celles, fondamentales,  relatives au commandement  d’équipes pluri-professionnelles et à l’exercice des prérogatives d’un sous officier. La communauté de défense, dans son acception la plus large, ouvre à l’infirmier militaire un champ d’activités diversifié en termes de pathologies comme de modalités d‘exercice 

C’est enfin être capable d’exercer ce métier dans des conditions ou des circonstances marquées d’un caractère exceptionnel ou dangereux.  L’exercice professionnel en zone de conflit, dans un environnement interarmées et/ou multinational impose  l’acquisition et le maintien de capacités physiques, de compétences militaires et linguistiques spécifiques.

2.c De l’emploi aux compétences <<début>>

Afin de disposer en permanence des personnels  aptes à exercer leurs fonctions, le service de santé des armées met en place un ensemble diversifié et cohérent  de formations, qui permet à tout infirmier, qu’il soit formé à l’EPPA ou recruté directement sur titre, d’acquérir et de maintenir les compétences indispensables à la  maitrise de son milieu d’emploi et à son insertion dans un dispositif de soutien sanitaire opérationnel.

Au référentiel de formation au diplôme d’Etat d’infirmier conduisant à l’acquisition du diplôme ayant grade de licence s’ajoutent donc des formations techniques ou militaires, organisées par le Service en concertation avec les trois armées et la gendarmerie, et  qui constituent les jalons d’un parcours professionnel adapté et valorisant.

3. La formation au Diplôme d’Etat d’Infirmier (DEI) <<début>>

L’Ecole du Personnel Paramédical des Armées (EPPA) forme au DEI les jeunes engagés issus de toutes les armes : Terre (dont Légion Etrangère), Air, Marine, Sapeurs pompiers de Paris, et services : Service de santé des armées (SSA).
A l’issue de l’obtention du DEI, ces sous-officiers servent au sein de leur armée d’appartenance au sein des CMA sous le statut MITHA. La durée d’engagement après l’obtention du DEI est égale au double de la durée de la formation. A l’issue de cette période, ils ont la possibilité de demander à servir au sein du SSA (en HIA) ou au sein d’une autre armée.

4. La formation continue proposée aux infirmiers militaires <<début>>

Des possibilités de formation continue sont offertes tout au long de la carrière permettant le perfectionnement des connaissances et des compétences et l’acquisition de spécialisations diverses (diplômes d’infirmier anesthésiste ou d’infirmier de bloc opératoire) voire l’accès au diplôme de cadre de santé.

5. La rémunération des infirmiers militaires <<début>>

Leur hiérarchie et leur rémunération sont calquées sur celles de leurs homologues de la Fonction Publique Hospitalière (FPH). A cette rémunération s’ajoutent des primes et indemnités propres à l’état de militaire. La rémunération dès l’engagement s’élève à 1200 € par mois. Ils bénéficient également d’autres avantages tels que : la sécurité sociale militaire, la réduction de 75 % sur les billets de train et la possibilité de logement la première année

6. La carrière de l’infirmier militaire <<début>>

L’infirmier militaire sert sous statut des Militaires Infirmiers et Techniciens des Hôpitaux des Armées (MITHA) défini par décret 2002-1490 du 20 décembre 2002 modifié par le décret 2005-562 du 27 mai 2005 modifié par le décret 2008-1387 du 18 décembre 2008.
Ce statut de militaire de carrière présente la particularité d’être adossé à celui de la Fonction Publique Hospitalière  pour toutes les dispositions qui ne sont pas incompatibles avec le statut général des militaires.
Les MITHA sont constitués de 17 corps homologues de la FPH. L’adaptation du protocole Kouchner en 2004 a permis le rattachement aux corps d’officiers des directeurs des soins et des cadres de santé. Le recrutement se fait au choix et sur titres, puisqu’il faut satisfaire aux conditions de diplômes nécessaires pour l’exercice de la profession. Les cadres de santé et les directeurs de soins sont recrutés par concours sur épreuves.
Conformément au statut général des militaires, la limite d’âge est fixée à 57 ans pour les MITHA soumis aux lois et règlements applicables aux sous-officiers et à 60 ans pour les officiers.
Les MITHA bénéficient d’un avancement automatique d’échelon dont la durée peut être augmentée ou réduite en fonction de la manière de servir. Cette durée passée dans l’échelon est fixée par les dispositions statutaires propres à chaque corps.
L’avancement a lieu au choix et sur volontariat dans les grades spécifiques à chaque corps (classe normale, classe supérieure et éventuellement classe exceptionnelle).
L’échelonnement indiciaire, les conditions d’accès et de classement dans les échelons, les conditions de reclassement et d’attribution des bonifications sont soumis aux règles qui s’appliquent dans le corps homologue de la FPH.
La formation spécialisée (ex : infirmier anesthésiste ou de bloc opératoire) permet, lorsque le diplôme est acquis, l’accès à un autre corps.
Adossé à la FPH, ce statut en reprend les avantages et peut à tout moment bénéficier des évolutions de celle-ci, permettant ainsi de dessiner les mêmes parcours professionnels et de reconnaître à l’identique les compétences acquises.

7. Liens <<début>>

Le ministère de la défense (incontournable) : http://www.defense.gouv.fr/ 
L'armée de l'air : http://www.defense.gouv.fr/air/ 
L'armée de terre : http://www.defense.gouv.fr/terre/
La marine nationale : http://www.defense.gouv.fr/marine/

       

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